blog sans prétentions, sans pub, je le fais en dilettante en espérant que mes chois vous plaisent, les vidéos gays sont a déconseiller aux moins de 18 ans, bien qu'elles soit soft, les personnes qui regardent ces vidéos s'engagent ne pas se
retourner contre le webmaster puisque elle auront en clinquant pour voir ces vidéos déclare avoir + de 18 ans et sont par avance mise en garde.
j'ai pensé a vous en mettant une grosse horloge, ainsi qu'un compteur, ne vous affolez pas, ce n'est pas pour vous localiser, mais pour faire beau. si cela ne vous plaît pas dites le moi, et merci encore d'être passé.
| Karim a des papiers ! La préfecture de Gironde a délivré, le 10 janvier, un titre de séjour d'un an à Karim qui pourra donc rester en France. Le même jour, l’Inter-LGBT était reçue au ministère de l’Intérieur à propos du droit au séjour des étrangers pacsés. |
Bonjour,
Ceci est probablement un des derniers messages, sinon le dernier, que
vous recevez de la part du comité de soutien de Karim. La promesse de sa
régularisation présente aujourd'hui toute les garanties pour qu'on ne
doute plus de ce qu'elle sera tenue. C'est la raison pour laquelle je me
sens plus libre de rédiger ces quelques lignes.
Je ne trouverai pas de mots assez justes pour décrire ce que ce petit
bonhomme a enduré ces quatre derniers mois, et en particulier ces deux
dernières semaines. Aujourd'hui, il est hors de danger mais il aura payé
un lourd tribut. Les plaies se referment mais les cicatrices demeurent.
Il est déjà très jeune quand il comprend que pour être lui il doit
quitter sa famille. La religion, la société, son entourage, son père, sa
mère n'acceptent pas ce qu'il est. Les gens "se doutent". Il subit
brimades et insultes, il est même agressé physiquement. Il y a un espoir
: un oncle l'accueillerait en France pour qu'il y poursuive sa
scolarité. Au-delà de la perspective de débouchés professionnels, c'est
évidemment une issue de secours qui se profile et peut-être l'occasion
de vivre enfin sa vie. Alors Karim multiplie les petits boulots pour
pouvoir se payer le voyage. Il se lève tôt, se couche tard et économise.
A seize ans, il peut enfin partir et rejoindre Bordeaux.
Son oncle l'héberge sous son toit. Il ignore les réelles motivations de
Karim mais ne pose pas de questions. Karim s'intègre parfaitement. Il
travaille bien au lycée, ses résultats sont bons. Pour ne pas être une
charge pour son oncle, il travaille le week-end, dans un hôtel où il
fait le ménage. Karim tombe amoureux d'un garçon et une belle histoire
commence.
Mais voilà, Karim vient maintenant de fêter son dix-huitième
anniversaire et reçoit l'ordre de quitter le territoire français. Il ne
veut pas partir. Il se sentait enfin vivre ici. Le préfet prend à son
encontre un arrêté de reconduite à la frontière. Le jeune homme explique
qu'il ne peut pas partir, qu'il n'a plus de liens avec sa famille, qu'il
n'a pas d'amis, ni aucune attache en Algérie. Il explique qu'ici, il a
une famille, un entourage aimant, qu'il est scolarisé et qu'on a rien à
lui reprocher. Ces seuls élements auraient dû lui permettre de rester en
France. Mais la France exige davantage. On lui demande d'expliquer
pourquoi il est parti. Karim ne l'a jamais dit jusque là. Pudique, il
n'a jamais lui-même mis de mots sur "ça". Il avoue que son père se
doutait qu'il n'était "pas normal", il avoue les sévices qu'il
subissait. Mais ça ne suffit pas. On lui reproche de n'avoir jamais fait
état de son homosexualité. On lui reproche de ne l'avoir pas révélée
lorsqu'il est arrivé en France et de s'en servir maintenant pour rester.
On doutera publiquement de son orientation sexuelle et on lui reprochera
de ne pas en apporter la preuve.
En première instance, Karim obtient justice, il peut rester en France.
Mais on s'acharne. Le préfet fait appel de la décision. Ainsi, Karim
n'aurait rien à faire ici. Devant la Cour d'appel, les questions et les
insinuations font froid dans le dos. Karim ne rapporte pas la preuve de
son homosexualité. Il ne rapporte pas la preuve que si elle était avérée
elle représente un danger pour sa vie. Son ami vient bien à l'audience
pour témoigner de leur relation mais voilà, il leur manque un domicile
commun, un pacs, et sans doute un chien. A 18 ans, Karim ne peut
justifier de sa vie de couple. Son oncle n'est pas à l'audience car il
ne sait pas que Karim est homosexuel et le jeune homme lui a donc caché
les déboires administratifs dont il est victime. La décision de la Cour
d'appel infirme celle du tribunal administratif : Karim doit partir.
Le comité de soutien de Karim s'active. Josiane Balasko, sa marraine,
interpelle le ministère de l'Intérieur par médias interposés. Répondant
à l'appel, de nombreuses personnes se proposent de le cacher et de
l'aider par tous moyens appropriés.
C'est le soir du 23 décembre, au moment où il devait justement rejoindre
sa première planque, qu'il apprend de Josiane Balasko que le ministère
de l'intérieur va le régulariser. Il a du mal a réaliser et, de toute
façon, Karim intériorise tout. Sa joie se devine sur son visage et ses
yeux brillants. Nous fêtons ça. Il rentre chez lui pour aller se
coucher. Mais voilà, l'affaire est revenue aux oreilles de son oncle.
Celui-ci le met dehors. Il ne veut pas de "gens comme ça" chez lui. Il
aurait dû voir un docteur avant de s'adresser à un avocat. Il est la
honte de la famille.
Alors la première planque prévue sera finalement son refuge. Malgré ce
calvaire, il se lèvera à 6h30 et sera à l'heure ce dimanche 24 décembre
pour embaucher. Je passerai Noël avec lui chez une de mes amies. Il se
confiera un peu mais pas trop ; je n'ai jamais entendu Karim, pudique et
digne, se plaindre. Il comprend qu'il est dans une situation précaire,
qu'il va falloir trouver un logement, des ressources ... mais ne se
résigne pas. Il est heureux de pouvoir rester ici.
Derrière les chiffres, derrière les 25 000 expulsions qu'on est heureux
d'exhiber, il y a des vies. Il y a des êtres humains. Il y a Karim,
Qerim, Dashnor, Dashroje, Felouah, Yuan, Mamadou, Beibei, Cristian et
tant d'autres. Racontons leurs vies pour qu'ils ne soient plus une
simple statistique.
P.S. Nous prévoyons une séance de rattrapage pour le Noël que Karim n'a
pas eu. Si vous voulez participer à son cadeau, envoyez vos chèques à
l'ordre de "LGP Bordeaux - Pour Karim" BP 243 - 33012 Bordeaux cedex.
Matthieu Rouveyre
Parrain de Karim
Président de la LGP Bordeaux, membre de RESF 33
Conseiller municipal de Bordeaux
06 19 57 57 25
http://www.pourkarim.net
http://resf33.free.fr/
http://www.lgpbordeaux.net
Josiane Balasko a contacté le ministère de l'Intérieur pour Karim menacé d'expulsion
Josiane Balasko, marraine symbolique d'un jeune algérien homosexuel menacé d'expulsion, a contacté le ministère de l'Intérieur pour évoquer le dossier de Karim dont l'arrêté de reconduite à la frontière a été confirmé vendredi par la cour administrative d'appel de Bordeaux, a-t-elle annoncé samedi à l'AFP.
"J'ai contacté dès hier soir (vendredi) quelqu'un place Beauvau qui m'a dit qu'il allait appeler la préfecture de la Gironde et me rappeler ensuite pour me tenir au courant. Je n'ai pour l'instant aucune nouvelle", a déclaré l'actrice.
"J'ai parrainé ce jeune homme car il risque d'être renvoyé dans un pays où il n'a plus d'attaches, où de plus il risque trois ans de prison en tant qu'homosexuel. Il relève du droit d'asile", a-t-elle déclaré ajoutant que Nicolas "Sarkozy peut faire un geste pour des gens comme lui".
La cour administrative d'appel de Bordeaux a estimé vendredi que l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet de la Gironde le 31 août contre Karim "n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation" et a donc cassé la décision du tribunal administratif qui autorisait le jeune homme à demeurer sur le territoire français.
Matthieu Rouveyre, parrain de Karim, conseiller municipal PS de Bordeaux et président de la Lesbian et Gay Pride de Bordeaux a annoncé de son côté: "Nous organisons la résistance, on va cacher Karim, il ne peut absolument pas rentrer en Algérie. Sa mère l'a appelé au téléphone il y a trois jours, après que sa photo soit parue dans El Watan, pour lui dire que s'il rentrait son père le tuerait".
Par ailleurs, pour l'inter-LGBT (lesbienne-gay-bi et trans) "les arguments retenus par la cour d'appel sont très contestables: les menaces encourues par Karim (en Algérie) ne sont pas théoriques".
Brigitte Lopez, du Réseau éducation sans frontières (RESF 33), "voit là un signe évident de durcissement de la situation pour ces jeunes, arrivés en France encore mineurs.
Lors des deux audiences administratives, l'avocat de Karim, Me Pierre Landète, avait indiqué que son client avait fuit la région de Tizi-Ouzou, où il résidait avec ses parents, en raison de persécutions à caractère homophobe. Arrivé en France en 2004 avec un visa touristique, il vivait chez un de ses oncles, français, dans la région bordelaise. Il est scolarisé depuis dans un lycée de Pessac (Gironde).
| Le samedi 23 Decembre 2006 | |
| Karim est un lycéen de 18 ans de nationalité algérienne, mineur selon sa loi algérienne. Depuis trois ans, il vit à Bordeaux avec son oncle et sa tante, tous deux Français. Karim suit une scolarité, il s'est fait de nombreux amis et, plutôt bon élève, il s'est rapidement intégré. Pour ces seules raisons, Karim aurait dû être admis au séjour, au titre de sa vie privée et familiale : il avait été contraint de rompre toute attache avec son pays d'origine. En effet, en quittant Tizi Ozou, sa ville d'origine, c'était surtout les menaces et les mauvais traitements qu'il fuyait, sa famille et son entourage ayant découvert son homosexualité. Entré sur le territoire français avec un visa, Karim en a demandé la prolongation afin de rester en situation régulière, puis il a sollicité l'obtention d'un titre de séjour. La préfecture de Gironde a rejeté sa demande, et l'a invité à quitter le territoire le 31 août dernier. Toutefois, le 12 septembre dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé cet arrêté de reconduite, en réfutant tous les arguments de la préfecture, qui a commis selon le juge une « erreur manifeste d'appréciation ». Bien qu'alerté par les associations, le ministre de l'Intérieur a cependant demandé au préfet de Gironde à faire appel de la décision. Celui-ci reproche à Karim de faire de son homosexualité le motif de sa régularisation, alors que pour Karim, il ne s'agit que de l'explication de son départ d'Algérie. L'intention est donc clair : il s'agit pour Nicolas Sarkozy, en toute conscience, d'obtenir son expulsion à tout prix, quitte à l'extraire de la famille et des proches qu'il lui reste, et à l'exposer à de graves dangers pour son intégrité physique ou morale. Nous demandons au ministre de l'Intérieur de mettre fin à l'acharnement administratif subi par Karim et de régulariser sans délai sa situation. Nous demandons que soit respecté, partout en Europe, le droit à une vie privée et familiale pour tous les résidents étrangers. Signez la pétition demandant la régularisation de Karim ! |
| France (Société) La cour d'appel de Bordeaux renvoie un gay algérien dans son pays où il risque la prison |
Il n'y aura pas de trêve de Noël pour Karim. La cour administrative de Bordeaux vient de rendre son jugement et de confirmer aujourd'hui l'arrêté de reconduite à la frontière qui frappe Karim, jeune gay algérien âgé de 18 ans (lire Quotidien du 20 décembre). Alors que Karim a fui son pays il y a plus de deux ans, après des violences subies en raison de homosexualité, la cour administrative d'appel n'a même pas cherché à entendre les risques qu'il encourt en Algérie en cas de renvoi dans son pays. Karim est donc toujours sous le coup d'une reconduite à la frontière, que la préfecture peut mettre en oeuvre dès qu'elle le souhaite. «Nous ne nous attendions pas à ce que la décision tombe aussi vite. L'Inter-LGBT va prendre rapidement contact avec le ministère de l'Intérieur afin de demander à Nicolas Sarkozy de prendre en compte le caractère exceptionnel de la situation de Karim, a déclaré à Têtu Alain Piriou, porte-parole de l'Inter-LGBT. Les associations qui se sont mobilisées pour Karim sont plongées dans une très grande colère. Cette décision est une négation pure et simple de la situation dans laquelle se trouve Karim. D'un côté, il y a les arguments administratifs et juridiques, mais de l'autre le caractère humain et c'est d'ailleurs pour ce seul motif qu'un ministre de l'Intérieur pourrait aller au-delà d'une décision de justice. C'est cette porte que nous laissons ouverte à Nicolas Sarkozy. S'il décide de la refermer, cela relèvera de sa seule responsabilité.» Matthieu Rouveyre, conseiller municipal PS à la mairie de Bordeaux et parrain républicain de Karim est très choqué: «Je suis écœuré. J'en ai les larmes aux yeux. Il n'est pas possible de faire ça à un gamin dans sa situation. Nous allons entrer en résistance et nous servir de cette colère pour tout faire afin que Karim reste ici. Nous allons trouver une solution. Nous ne pouvons pas le laisser partir.»
Pour marquer votre soutien à Karim, vous pouvez signer une pétition en sa faveur sur le site créé à cet effet.