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C'est une odeur inhabituelle se dégageant de certains lots de médicaments qui a permis de donner l'alerte. Les laboratoires Roche ont lancé un appel à tous les patients qui suivent en ce moment un traitement à base de Viracept : ils doivent cesser de prendre leurs comprimés et contacter d'urgence leur médecin pour qu'il leur prescrive une autre substance. Un numéro vert a également été mis en place par Roche : le 0800 88 17 87, qui offre une permanence téléphonique de 8h30 à 18h30 afin d'informer les patients qui pourraient être concernés ou leurs proches.
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Numéro à contacter :
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0800 88 17 87 | Le Viracept est un antirétroviral utilisé pour lutter contre virus du sida. Connu sous le nom générique de Nelfinavir, il fait partie de la classe des inhibiteurs de protéase ; il est utilisé en association avec d'autres antirétroviraux pour combattre le VIH. Sa mise sur le marché avait été autorisée en 1998 en Europe, et un an plus tard aux Etats-Unis, où il est distribué par Pfizer.
Une partie des lots commercialisés en Europe ont été contaminés par une substance génotoxique, c'est-à-dire capable d'affecter les gènes, avec pour possible conséquence le développement de tumeurs cancéreuses. Selon Roche, les analyses pratiquées sur certains lots de comprimés de Viracept à 250 mg, ceux-là même qui présentaient une odeur étrange, ont montré "qu'ils contenaient des niveaux plus élevés que la normale de l'ester éthylique d'acide méthane sulfonique". Roche a donc décidé de rappeler "tous les lots de Viracept en comprimés et en poudre", en Europe et dans d'autres parties du monde non précisées. En revanche, les lots vendus aux Etats-Unis, au Canada et au Japon ne sont pas concernés |