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| MÉDIAS • Un petit effort, Madame |
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| Célèbre pour ses retards, la candidate socialiste donne du fil à retordre aux journalistes étrangers. De ce fait, leurs rédactions accordent plus de place à Sarkozy. |
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La campagne présidentielle en France est particulièrement suivie en Grèce et en Europe, et, si chaque pays de l’Union y consacre un angle différent, une chose apparaît clairement : les candidats ne sont pas traités de la même manière. Non par favoritisme mais certainement pour des raisons pratiques. Prenons l’exemple des deux candidats les plus exposés. Nicolas Sarkozy est déjà célèbre pour ses prises de position au cours des émeutes de novembre 2005, ses voyages dans le monde entier, dont les Etats-Unis, et parce qu’il est le candidat choisi par Jacques Chirac. Il est donc inutile de rappeler sa couleur politique, il suffit de reprendre ou de diffuser l’une de ses phrases, souvent courtes et pugnaces, pour bien faire son travail de journaliste. A l’inverse, l’ensemble de la presse rencontre de grandes difficultés avec Ségolène Royal. Physiquement, elle a tout de la femme française : élégante, calme et posée mais elle refuse obstinément de donner aux autres pays l’occasion de mieux la connaître. D’abord, elle méprise la presse et ne supporte pas d’être interpellée par les journalistes. C’est la championne toutes catégories pour poser des lapins. En effet, elle donne des rendez-vous qu’elle annule, sans justification, au dernier moment. Mieux, elle refuse, après ses meetings, de répondre aux questions de la presse étrangère si celles-ci n’ont pas de rapport avec le thème de son discours. Enfin, elle n’oublie jamais de faire une remarque désobligeante aux journalistes qui tendent le micro au mauvais moment ou qui s’impatientent. Nos confrères japonais, chinois ou coréens se sont vu refuser le “pool asiatique” qu’ils avaient constitué pour épargner le temps précieux de la candidate ! Et il en est de même pour les Italiens, Espagnols et Grecs. Inutile d’envoyer les questions à l’avance ou de supplier son service de presse afin d’avoir une déclaration, Ségolène Royal dit toujours non. S’il n’est pas possible de la présenter au public ou aux médias par le biais d’interviews ou de citations, il n’est pas possible non plus de reprendre des extraits de ses discours. Sa voix monocorde presque trop travaillée et la longueur interminable de ses phrases dont le sujet et le complément sont séparés par quelques dizaines d’adjectifs ne conviennent pas aux journaux télévisés, en Grèce ou ailleurs. Impossible de la couper correctement pour retransmettre un extrait d’un meeting : il faudrait sacrifier toute l’actualité internationale pour laisser à Ségolène le temps de finir une phrase. Les journalistes ont donc trouvé une solution : ils préfèrent utiliser le commentaire off sur des images muettes de la candidate. Mais, même dans ce cas, les problèmes sont loin d’être réglés : chaque semaine, les journalistes s’échinent à sérier la pléthore de propositions de Mme Royal pour les résumer et les transmettre aux Grecs et en grec. La plupart du temps, les rédactions athéniennes n’ont pas la patience de leurs correspondants : elles coupent les sujets sur Mme Royal et illustrent la campagne électorale française avec… une petite phrase de Nicolas Sarkozy. |
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O Kosmos tou Ependyti | |
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